Concert de Vincent Delerm, 1er juin 2007, Olympia, Paris

Concert de Vincent Delerm, le 1er juin 2007 à L'Olympia, dernière date de sa tournée.

(désolée par avance pour les digressions éventuelles)

C'était à Noel. J'avais pensé offrir comme cadeau à mon petit frère deux places pour le concert de Delerm. Pour diverses raisons, ca ne s'est pas fait. Et puis là quelques jours après mon anniversaire, ces deux places reçues. Une pour mon frère, une pour moi. Concert le 1er juin.

Il me semble que j'avais déjà écrit un article sur Delerm, j'avais déjà du dire que ça faisait pas hyper longtemps que je le connaissais.C'est mon frère qui me l'a fait découvrir.J'adore son style, ses chansons, ses paroles, sa musique, son art de parler des choses de la vie quotidienne avec poésie. Bref j'adore!!

On avait donc nos places numérotées, mezzanine à l'Olympia. J'avoue je suis allée à trois concerts dans toute ma vie, quatre à présent. Trois fois Renaud, à Bercy une fois, et au Zénith deux fois. J'oublie Henri Dès, quand même, Henri Dès, toute mon enfance! C'était donc la première fois à L'Olympia. J'aime beaucoup. On a pas eu trop de mal à trouver. Par contre, pour info, c'est dans les beaux quartiers, donc pas de MacDo à proximité (on a bien cherché pourtant!).

On arrive. Distribution de prospectus comme d'habitude. L'entrée est très classe, très feutrée avec des portraits de stars partout. Là tu te dis que t'es dans un endroit de légende quand même! Piaf, Brel, les beach boys, Julien Clerc, et tant d'autres!!

Nous nous installons donc à notre place. Ou plutôt les placeuses nous installent. On est effectivement sur la mezzanine. Un peu sur le côté droit. Mais on voyait quand même bien.

On poireaute une bonne demie heure. La lumière devient tamisée. Puis s'obscurcit complétement. Une jeune femme arrive sur scène. Yael Naim. Jeune artiste israëlienne qui interprète ses propres chansons en hébreu, en anglais et un peu en français. J'ai bien aimé. Même si je connais pas l'hébreu, j'ai bien aimé l'intonation, la musique un peu rétro. Très bien!! Je me renseignerai sur elle, je pense. Elle sort son album en septembre.

Ensuite vingt minutes d'entracte.

Enfin la salle devient noire. Le rideau s'ouvre sur un écran en drap blanc tenu par des pinces à linge. Un film y est projeté avec le son des vieux films de vacances que l'on projette. Et justement, c'est un film de vacances. C'est drôle, très cliché, mais bien fichu. La musique commence à démarrer. Il s'agit des Piqûres d'araignées, chanson phare de son dernier album.

Comme à certaines heures les jeunes filles
Soudain vont griffer leurs chevilles
Comme elles réveillent un soir d'été
Les anciennes piqûres d'araignées.

Comme elles poursuivent la discussion
Par-dessus la démangeaison
Comme elles peuvent, sans nous regarder
Nous qui leur parlons, nous parler.

Les draps qui font office d'écran tombent et la lumière s'allume, laissant apparaître un Vincent Delerm plus beau qu'à la télé et cinq musiciens.

A la fin de la chanson, V. Delerm nous annonce que c'est le moment de l'anecdote du jour. Anecdote qu'il change chaque jour, afin que le spectacle soit différent à chaque fois. L'anecdote est une histoire de grille pain qui ne fonctionnait pas bien... Evidemment c'est drôle. Ca donne le ton du spectacle. Ce ton qui est propre à Delerm: humour, poésie, anecdotes du quotidien et surtout autodérision.

Delerm enchaîne avec une chanson que je n'avais pour ma part jamais entendue. Le refrain, c'est quelque chose comme "Pendant ce temps là, un homme est président", et le dernier couplet commence par "on fait partie de la France qui se lève tard." Doit-on le prendre pour un engagement anti-Sarko? Comme dans la chanson "Il fait si beau ce matin"?

Les chansons s'enchaînent sans pause. Ambiance feutrée, voire intimiste. Des petites lumières sur la scène comme des bougies posées ça et là.

Jeu avec les musiciens à un moment, sur une intro "à la con". Génial!

Au milieu du spectacle, V. Delerm annonce qu'effectivement c'est le milieu du spectacle.Et que c'est le moment des blagues. Blagues débiles. Qui permettent un réél échange avec le public. La lumière de la salle est d'ailleurs en partie rallumée. Excellent!

Ensuite la chanson "Tes Parents" qu'il en a marre de chanter. Il installe un écran et un appareil pour passer des diapos. Diapos sur lesquelles on peut voir les paroles de la chanson ou des images qui évoquent les paroles de la chanson. Excellente idée!!

Duo ensuite avec Irène Jacob pour "Catégorie Bucowski", puis pour "Cosmopolitan".

Il demande ensuite au public qui a son BAFA. Les mains se lèvent timidement. Avant qu'il n'avoue qu'il ne demande ça que pour connaitre son public!

Il me semble qu'il enchaîne avec "Les filles de 1973 ont trente ans" ou plutôt de 1976. Nouvelles paroles.

Pour ceux qui ne connaitraient, ils se remémore ses années lycées, et les filles de cette époque là. Et là, il nous sort une anecdote de CE2 avec un certain Rodolphe Lemeur et une certaine Mathilde LeRuth qu'il a perdue de vue, parait-il, depuis.

Suivent plusieurs chansons. Dont "Du sépia plein les doigts", avec une galerie de maximes de cours de morale qui défilent derrière. Egalement une jolie chanson sur Rouen. Avec un film sur Rouen.

J'adore ce rapport à l'image et au cinéma qu'il a. Est-il nécessaire de rappeler qu'il a écrit une thèse sur Truffaut? Qu'il cite Rohmer, Truffaut, Lelouch, entre autres dans ses chansons?

Le premier bis est l'étonnement total. La salle est déjà à moitié debout. Lorsque les lumières (tamisées) se rallument, Vincent Delerm est à son piano, un homme est assis sur ce même piano, dos au public.La chanson est celle de Fernandel, Félicie aussi. L'homme se retourne: c'est Jean Rochefort! La salle est debout, les hourras couvrent la musique. Delerm et Rochefort sont obligés de s'interrompre. Ils ne savent pas quoi faire pour nous calmer! Obligés de reprendre la chanson. Merveilleuse interprétation de Rochefort, le public reprend en coeur et avec entrain les "Félicie aussi". Grand moment!!

Les bis s'enchaînent. A un des derniers bis, Delerm nous dit qu'à Lyon, le fameux Rodolphe Lemeur était présent. Et qu'il lui a dit que Mathilde LeRuth serait là à Paris, le 1er juin, il interroge la salle. Et en effet, elle est là. La jeune femme parait toute gênée!! Mais c'est chouette!

Nouvelles blagues avec le public. Reprise de la chanson de JOe Dassin "Siffler sur la colline" avec le public!! Excellent!

Des remerciements à rallonge. Encore un jeu en image et en musique pour rendre hommage aux musiciens. La chanson "un soir sur trois" qui raconte l'ambiance de la tournée.

Un dernier bis. Seul au piano, "Chatenay-Malabry", puis reprise des Piqures d'araignées pour finir avec ses musiciens.

Et c'est la fin. Après de longs applaudissements soutenus et une réelle standing ovation.

Ce concert était génial!!! Le meilleur où je suis allée, et de loin!!!

Vincent, tu es le meilleur, vivement la prochaine tournée, le prochain CD ou le prochain DVD!!!



Article ajouté le 2007-06-03 , consulté 263 fois

Commentaires


hawkmoon01 le 03/06/2007 à 15:09:40
"rodolphe mérieux et mathilde lerute"
concert génial!mais tu n'as pas dit qu'il avait chanté du Dassin...
moony le 03/06/2007 à 15:10:51
www.vincentdelerm.canalblog.com/

site génial ici, pleins d'anecdotes de concerts pour les fanas qui y ont été des dizaines de fois pour la même tournée

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